FORMATIONS ET TECHNIQUES

Formations et techniques

 

SEANCES DE PROGRESSION TOUT NIVEAU A LA SAE DU PORT-A-L'ANGLAIS

Sceance1 prehension et appuisSceance1 prehension et appuis (4.31 Mo)

 

LE GUIDE FSGT DE L'ADHERENT GRIMPEUR

guide-de-l-adherent-grimpeur.pdfguide-de-l-adherent-grimpeur.pdf (185.52 Ko)

 

PASSEPORT AUTONOMIE SAE FSGT

passeport-autonomie-sae-fsgt-1.pdfpasseport-autonomie-sae-fsgt-1.pdf (581.12 Ko)

 

LES FORMATIONS FSGT DE CADRES BENEVOLES

 

formation-animateur-sae-fsgt.pdfformation-animateur-sae-fsgt.pdf (22.07 Ko)

 

formation-initiateur-escalade-fsgt.pdfformation-initiateur-escalade-fsgt.pdf (22.03 Ko)

 

 

ENTRETIEN DES CIRCUITS D'ESCALADE A BLEAU

 

entretien-des-circuits-a-bleau.pdfentretien-des-circuits-a-bleau.pdf (168.08 Ko)

 

 

ATELIER VOL

doc20051201062945.pdfdoc20051201062945.pdf (141.23 Ko)

doc20051201063113.pdfdoc20051201063113.pdf (81.23 Ko)

doc20051201063136.pdfdoc20051201063136.pdf (81.23 Ko)

doc20051201063203.pdfdoc20051201063203.pdf (231.23 Ko)

 

MANIP ET SECURITE GRANDE VOIES

manip-escalade-et-securite.pdfmanip-escalade-et-securite.pdf (90.75 Ko)

 

 

L'ESCALADE ET LA PREPARATION PHYSIQUE

preparation-physique-en-escalade-2.pdfpreparation-physique-en-escalade-2.pdf (75.97 Ko)

 

QUELQUES PROPOSITIONS D'ENTRAINEMENT SUR SAE

quelques-propositions-d-entrainemenht.pdfquelques-propositions-d-entrainemenht.pdf (11.66 Ko)

 

L'ASSURAGE EN 5TEMPS

assurage-en-5-temps.pdfassurage-en-5-temps.pdf (208.47 Ko)

 

LA PARADE ET L’ESCALADE DE BLOCS

lionel B.

 

L'escalade de blocs bien que se déroulant dans un contexte déstressant par l'absence de vide n'est pas pour autant une activité sans danger. Les chutes font partie du jeu mais il faut connaitre cet aspect de la pratique pour évoluer en sécurité.

Dans l’escalade de blocs, la parade est un moyen de protéger le grimpeur d’une mauvaise chute. Cette technique est connue des grimpeurs, et plus ou moins appliquée voire maîtrisée. Les grimpeurs se l’ont accaparés de façon innée. Elle fait partie à présent du savoir-faire du grimpeur, et s’inscrit ainsi dans les lexiques ou guides de l’escalade.

La parade se pratique en escalade de blocs, mais aussi en falaise jusqu’au premier point d’ancrage.

 

image: http://section-escalade-des-communaux-de-vitry.e-monsite.com/medias/images/dscn1839-1-1.jpg?fx=r_200_200

blocs sur circuit beauvais hameauLe rôle d’un pareur se résume essentiellement à établir le plus rapidement possible un contact physique avec le grimpeur pour minimiser l’accélération de sa chute éventuelle et la force de l’impact.

 

Il doit suivre de près le grimpeur et amortir la chute de manière à lui éviter toute mauvaise réception.

La technique de la parade demande des qualités d’observation, d’anticipation sur l’enchainement des mouvements de son coéquipier. C’est une attention constante jusqu’à la réussite totale du bloc. . Cette technique est à acquérir au fil du temps, une bonne parade nécessite une pratique et une expérience..

  • Le Bloc et la Sécurité :

    Avant de vous décrire la parade, voici une présentation générale du bloc et de la sécurité.

  • Une chute peut présenter un risque d'accident :

    • si l'aire de réception est mauvaise ( non plane, parsemée de rochers, souches ou troncs)

    • si le bloc est haut ( + de 2 fois la taille du grimpeur)

    • si de par sa posture, le grimpeur tombe en déséquilibre.

  • Voici 5 règles à suivre :

    • savoir se réceptionner , c'est arriver au sol en amortissant sa chute en souplesse en étant équilibré. On s'entrainera en sautant d'une faible hauteur, d'abord face au vide, puis dos au vide et enfin en grimpant

    • connaître ses propres limites, c'est éviter de s'exposer aux dangers d'une mauvaise chut. On ne s'aventure pas dans un passage haut ou avec une mauvaise réception si l'on ne maitrise pas la difficulté du passage.

    • La désescalade –« Courage fuyons ». La désescalade d'un passage est en soi une situation d'apprentissage riche, que l'on pourra apprendre à maîtriser dans une optique de sécurité . Ainsi dans certains passages, on peut se donner comme règle de sécurité ( et comme jeu) de ne pas dépasser la hauteur que l'on pourra désescalader. On procédera par paliers, toujours un peu plus haut.

    • Le crashpad : Ce matelas récent est devenu en quelques années indispensable à la panoplie du grimpeur de bloc. Il permet d'une part la possibilité d'amortir les chutes et d'autre part de protéger les lombaires de tout bleausard assidu . Il faut néanmoins bien le placer car les angles peuvent accroitre le risque d'entorses aux chevilles.

    • La parade, c'est l'action qui consiste à aider un grimpeur à se réceptionner en se plaçant en deçà de sa zone d'atterrissage.

     

Qu'est-ce une parade ? :

C'est donc un moyen de protéger le grimpeur d'une mauvaise chute.

Le pareur se tient donc juste derrière le grimpeur, bras tendu, jambes fléchies. Ses mains suivent le bassin du grimpeur. Si le grimpeur est plus haut, le pareur le reçoit sur ses avants bras et amortit la chute par une flexion des jambes.

On agrippera le grimpeur par la taille, les fesses ou les épaules.

Ce qui est primordial est de garder ses mains à proximité du grimpeur tout le temps. Cela se fait plus facilement si le corps du grimpeur est à proximité du pareur. Il est important de comprendre que dès qu'un grimpeur est hors d'atteinte du pareur, la parade sera nettement moins efficace en cas de chute.

La parade, à quel moment est-elle utile ou inutile ? :

Il est essentiel de comprendre la dynamique des chutes et de l’atterrissage. Des forces et vitesses entrent en jeu lorsqu’un grimpeur chute soudainement en plein milieu d’un mouvement. Bien réagir pour un pareur devrait réduire le risque de blessures éventuelles sans toutefois l’éliminer entièrement.

Nous avons les chutes inattendues, par exemple lorsque l’on perd pied et les chutes prévisibles, qui sont plus lentes et se produisent généralement quand un grimpeur sent ses muscles se crisper excessivement ou lorsqu’il décide d’abandonner la voie. Le pareur présent saura se rendre utile dans ce cas, appréciant les situations critiques.

La parade paraît inutile sur un parcours facile spécialement conçu pour ne pas poser le pied à terre (ex : le jaune de pignon poteau). Cette pratique ancienne de parcours « entrainement montagne » a privilégié l’enchainement des passages peu exposés, exploitant les moindres reliefs au sol, créant des liens avec des petits blocs intermédiaires.

La parade semble inutile dès lors que le grimpeur évolue dans un milieu déjà très sécurisant, et d’une difficulté largement inférieure à son niveau et par conséquent maitrisée. Exemples : le grimpeur d’un niveau TD ( très difficile) s’échauffe dans un circuit niveau AD ( assez difficile), ou le grimpeur d’un niveau D ( difficile) s’échauffe sur un parcours PD (peu difficile)

Un grimpeur qui fait une chute de un mètre en effectuant un mouvement atterrit avec une force d'impact équivalente à neuf fois son poids, force à laquelle peut difficilement résister une cheville. En dépit de ce risque, parer n'est pas toujours nécessaire et peut même parfois augmenter les risques de blessure d'un grimpeur qui chute (des coups de poing, égratignures, etc.). Si le problème de bloc ne pose aucun danger particulier, il peut être plus sécuritaire de dégager la zone de chute et de laisser le grimpeur maîtriser son propre atterrissage.

Quelque soit la chute, tout objet qui tombe est soumis à la même force d’attraction gravitationnelle de 9,8 m/s

D’après cette donnée, un grimpeur pourrait atteindre une vitesse de 30 km/h avant d’atterrir sur son pareur. A une telle vitesse, le pareur semble avoir une utilité marginale

.Au de là de 4 mètres de hauteur, la parade n’est pas si opérationnelle que sur une hauteur moindre. La chute sera bien moins amortie, d’où l’idée d’associer plusieurs pareurs, afin de mieux encadrer la chute. La parade dans ce cas se spécialise davantage, et s’adapte selon le terrain..

Certains exemples de parade sur des rochers de plus de 4 mètres illustrent parfaitement les difficultés que nous pouvons rencontrées : l’hélicoptère au bas cuvier ou le toit du cul de chien. Les mouvements peuvent être aléatoires, et même si les balanciers du grimpeur déstabilisent le pareur, la parade est néanmoins très utile.

L’historique :

La parade est née lors des premiers pas sur les blocs, très certainement en forêt de Fontainebleau lorsque les premiers groupes de bleausards apparurent vers 1910. Tout naturellement, il fallait trouver une méthode pour protéger son coéquipier en plein effort lorsque la corde n’était pas utilisée. Alors on s'est inspiré tout naturellement de méthodes chez les gymnastes.

Autrefois, Bleau était un entrainement montagne pour les parisiens, ayant comme seul terrain de jeu la proximité de la forêt de Fontainebleau. . Il était conseillé de s’encorder sur un rocher au-delà de 2 fois sa hauteur. Beaucoup de blocs exposés étaient gravis à l’aide d’une corde, ou artifice de toute sorte, ce qui n’empêchait pas d’escalader d’autres blocs de faible hauteur. Pour les plus hauts, les pitons étaient plantés. Certains rochers en portent encore les stigmates. On trouve encore des pitons dans de grands classiques. Aujourd’hui, ces pratiques sont révolues et interdites. Il existe encore une tolérance apparente pour des blocs de plus de 6 mètres équipés d'une broche au sommet.. Ex : la padole, le massif du sanglier.

L’escalade en Région parisienne a évolué au cours du siècle dernier . Elle s’est développée avec la création de nombreux circuits d’initiation et de perfectionnement par les associations FSGT dès 1970. Les circuits jaunes faciles ou peu difficiles se multiplièrent. La popularité de l’escalade de blocs s’est faite ainsi, rendant accessible au plus grand nombre et d’une façon ludique la grimpe, y compris pour les jeunes enfants. Parallèlement, les progrès des grimpeurs dans la difficulté augmentent et passent en 20 ans du 6ème au 8 ème degré.

Et quelque soit son niveau d'escalade, la pratique en bloc sans corde nécessite de se protéger.

La parade s’est généralisée dès que les premiers circuits de bloc à bloc sont apparus – sans rocher intermédiaire. Il suffisait de grimper à plusieurs, et de se parer de bloc en bloc. Puis elle s’est affinée dans le haut-niveau sur des blocs de grande ampleur.

Aujourd’hui, l’escalade de blocs est une fin en soi. C’est à présent une activité à part entière. D'ailleurs certains grimpeurs se sont spécialisés dans cette discipline sans la moindre pratique en falaise ou en montagne.. Ils ont adopté la parade comme le meilleur moyen pour assurer leur sécurité.

Les techniques de l’atterrissage :

La force de l'impact d'un grimpeur qui chute en effectuant un mouvement et qui atterrit sur ses pieds (ou sur ses mains) est répartie de deux façons :

Par le temps: Prolonger l'atterrissage permet de répartir la force de l'impact plus efficacement. Prenons par exemple un grimpeur qui atterrit sur les pieds. Dès que ses pieds touchent le sol, il peut prolonger son atterrissage en fléchissant les genoux puis ensuite les hanches, et en finissant par une roulade vers l'arrière si nécessaire. Imaginez atterrir avec les chevilles, les genoux et les hanches raidis ; cet atterrissage plus court serait beaucoup plus douloureux.

Par la surface de contact : Répartir la force de l'impact sur une plus grande surface du corps permet aussi de réduire les risques de blessure. Cet accroissement de la surface de contact se produit lorsque vos pieds s'étalent durant l'impact et lorsque vous roulez ensuite sur le côté ou sur le dos, le cas échéant. En concentrant la force de l'impact sur une petite surface, par exemple sur un seul pied ou sur une main, vous augmentez considérablement les risques de fracture.


 

Les techniques de la parade

Comment être un bon pareur ?

* N'acceptez jamais de parer quelqu'un si vous n'êtes pas entièrement à l'aise de le faire. S'il existe un important écart de poids entre le grimpeur et vous, trouvez quelqu'un qui convient mieux à la tâche.

* Assurez-vous de bien communiquer avec le grimpeur pour savoir s'il veut ou non une parade.

* Idéalement, placez les matelas d'escalade dans les zones où le grimpeur risque d'atterrir. Essayez de créer une surface plane sans creux ni rebords où le grimpeur pourrait se fouler une cheville. Tentez de diriger le grimpeur vers les crachpads. S'il faut déplacer les matelas durant la grimpe, assignez cette tâche à une autre personne afin de ne pas perdre le grimpeur de vue.

* Tenez-vous debout en position stable, idéalement avec un pied légèrement reculé. Enlevez tout objet sur lequel vous pourriez trébucher.

* Surveillez vos pouces ! Les écarter peut en effet améliorer votre emprise sur le grimpeur, mais cela augmente aussi les risques de blessure.

* Quand la personne commence à grimper, gardez vos mains à proximité de son corps pour être capable de réduire l'accélération en cas de chute.

* Ne perdez jamais le grimpeur de vue. Si vous acceptez de parer quelqu'un, ce grimpeur devrait avoir votre attention complète. Ce n'est pas le temps de demander une description du problème puisque toute votre attention doit être concentrée sur la position du grimpeur.

* En général, la meilleure façon d'attraper un grimpeur qui tombe est de l'attraper par la taille, près de son centre de gravité. Laisser les mains glisser vers ses aisselles aide également à attraper et diriger le grimpeur. Attraper un grimpeur trop bas sur le corps peut le faire culbuter vers l'arrière.

* N'essayez jamais de retenir un grimpeur qui tombe. Votre rôle est de ralentir et diriger sa chute, prolongeant ainsi l'atterrissage pour en réduire la force d'impact. Protéger la tête, le cou et la colonne vertébrale du grimpeur est votre priorité.

* Dans la mesure du possible, aidez le grimpeur à atterrir sur ses pieds, soit la meilleure position pour disperser la force de l'impact.

* Laissez le grimpeur absorber la chute lui-même et rouler (au besoin) puisque ceci permet une bonne dispersion de l'impact.

* Si un grimpeur fait une rotation en tombant, faites attention à ses bras. Le réflexe normal est de les tourner, une réaction tout à fait instinctive qui aide à ralentir la rotation. Le risque de recevoir un coup de poing ou une claque est très élevé. Le pareur doit être sur ses gardes.

*Enfin, prenez toutes les précautions possibles et recouvrez les roches et autres objets saillants avec des chaussures, vêtements ou sacs à dos. La prévention est une bonne protection.


 

Émulation, convivialité , engagement, solidarité et responsabilité

La particularité de la parade est l’union des grimpeurs face à une difficulté. Qu’ils soient 2, 3 ou 4 adeptes, lorsqu’ils se rassemblent autour des blocs choisis, ils se concentrent sur les mouvements et unissent leurs énergies et leurs efforts., ayant pour seul objectif leur passion : vaincre la difficulté du passage. Avides de réussir, les bloqueurs recherchent ensemble la ou les solutions au problème clef. Il y a là une émulation spontanée, voire une rivalité amicale. C’est un lien affectif qui se créé entre grimpeurs. Ils peuvent avoir une participation active à la réussite de leurs camarades Ils prennent part à l’échec ou au succès. Ils accompagnent physiquement et affectivement les assauts répétés des uns et des autres. N’y a t-il pas là une simple démarche de solidarité par les encouragements successifs ? Le collectif prend forme dans une activité individuelle où chacun essaye de se surpasser. Une certaine convivialité s'installe au sein du groupe . Chacun alterne entre le rôle de grimpeur et de pareur. Ainsi une complicité et une confiance mutuelle s’établissent entre les participants. Les liens de confiance se tissent lentement et constituent une des récompenses de l'escalade de blocs. En parant efficacement, vous tisserez avec votre partenaire de bloc un lien semblable à celui qui existe entre d'autres types de grimpeurs. Vous pourrez grimper en vous donnant à fond et sans inquiétude. Finalement, n'oubliez pas que vous êtes responsable de votre propre sécurité et que même le meilleur pareur au monde ne peut vous sauver si vous vous aventurez sur un bloc dangereux.

Tout comme l’escalade en tête, en falaise, la pratique du bloc fait appel, à un degré moindre, à quelques notions d’engagement, de prise de décision et de responsabilité. Entre 2 points en falaise, vous vous engagez . De même, entre le départ d’un bloc et la sortie de celui-ci, vous vous engagez, même si l'appréhension du vide est peu présente . Si aucune corde ne retient le grimpeur de bloc, le retour au sol est donc intempestif et inévitable. Parfois des grimpeurs de SAE ou de falaise sont mal à l’aise sur des blocs de 4 à 5 mètres sans encordement. Tout dépend de la pratique de chacun et de son adaptation.

Ainsi, cette escalade à la portée de tous est une discipline exigeante, où le travail, les efforts physiques vous amènent à partager des valeurs collectives, la parade étant un trait d'union.

Lionel Besnard

 

AUTRES DOCUMENTATIONS SUR LE THEME DE LA FORMATION :

La sécurité : une compétence collective      

securite-une-competence-collective.pdfsecurite-une-competence-collective.pdf (1.09 Mo
Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×